7 nov. 2009

Maxwell au Nouveau Casino - Review

C'est avec grand regret que je n'ai finalement pas pu assister au merveilleux show que Maxwell a donné mardi dernier à Paris. Mais mon ami Ethel a eu cette chance et c'est avec plaisir que nous l'accueillons @ 5h du mat' pour qu'il nous partage ces impressions du concert. Voici donc le Live Report de Maxwell par Ethel.

Maxwell au Casino de Paris - Mardi 3 Novembre 2009

Aprés les concerts Princiers parisiens du mois dernier, donnés par notre Kid Pourpre sous les verrières du Grand Palais, ou à la Cigale - c'était le concert à ne rater sous aucun prétexte.

Maxwell, le Urban hang Neo soulster nous a fait le cadeau rare de revenir à Paris après plus de 11 années d'absence.

8 ans aprés "Now", un album beaucoup moins ambitieux qui succedait aux plus somptueux "Embrya", Max est revenu cet été back & forth, avec ''BlackSummer's NIGHT", le premier volet d'une trilogie discographique annoncée depuis plus de deux ans via internet.

Personne ou presque d'affilié sentimentalement à la musique du bel oiseau n'avait lâché l'affaire et continuait de scruter à l'horizon son vrai retour.


Depuis la sortie de l'album, Columbia Records peut être rassuré - nous aussi - "Black" s'est hissé à la première place du Billboard dès sa sortie, et notre héros s'en retrouve auréolé de succès.

A l'écoute de ce nouvel opus, nous avons tous accusé la surprise. Maxwell a changé, évolué... Vocalement, physiquement, vestimentairement et et et ...Musicalement.

Maxwell - en flamboyant versatile - prend encore et toujours des risques... Celui de la créativité constante. Oui, Maxwell continue de faire de la vraie Soul music.

Une musique qui est sortie des carcans du R&B bon marché pour tutoyer le vrai Rythm'n Blues, avec cet album qui vient consolider tous les parfums et autres ingrédients qu'il n'a eu de cesse de fondre à sa propre empreinte.

Nourries aux cuivres du Jazz, amicales avec la Pop anglaise, bouillonnantes de musique latino-americaine, infusées de Soul et de Funk... les mélodies qui composent "Black" ne sont pas évidentes dés la première écoute et ont prises tout leur sens ce 3 novembre sur la belle scène du Casino de Paris.

Le Show démarre...

1h d'attente pour voir le rideau se lever et de découvrir l'instrumentale de circonstance, le Timbalandien ''Phoenix Rise".

Lunettes noires vissées au visage le temps d'un medley et de confronter le high level d'un auditoire parisien chaud comme une Marmite en folie; Maxwell attaque son set sur une furieuse version de "Dance wit me"...bonne surprise ! Il ne mettra pas longtemps à nous communiquer sa joie d'être enfin là. 

''I don't understand why does it took me so long to come back here in Paris ? You are unbelievable... Paris you are so hot'' nous lachera-t-il...

Beau, souriant, radieux... c'est bien là l'élévation du phénix.

Le public est en délire, et depuis le début du concert il hurle le nom du chanteur, le célébre, et l'acclame sans interruption.

Le bruit dépasse presque les décibels du Band. Un band d'exception composé de musiciens du Texas, de L'Ohio et du Memphis Tennesse... rien que ça ! Et notons la présence bénéfique de Hod David, l'un de ses plus récents collaborateurs, à la guitare...

Nous sommes.. Je suis à quelques mètres de Maxwell, face à la scène depuis la fosse aux lions, et nous communions tous avec lui. A cet instant je me bouche presque les oreilles de peur d'avoir les tympans qui explosent. Une Armada d'admiratrices - des Guadeloupéenes et Antillaises bien chaleureuses étaient venues nombreuses déclamer leur amour par le biais de cris stridents, au chanteur. Trois soeurs s'attaquent alors à mon oreille gauche... Hey ..doucement les filles! lançais-je.

Certaines, je dis certaines - je ne cite personne - se sont déchaînées côté loges et balcons ;p... Tout ceci pour souligner la stupeur de gens comme moi qui ont découvert la popularité insoupçonnée en France de Maxwell... Unbelievable, sera son mot récurrent de la soirée. Unbelievable, pour d'autres qui comme moi vivaient sur leur petite île personnelle d'auditeur fidèle... Maxwell is Popular !!! 

On aura droit à "Get to know ya" puis à ''Sumpthin Sumpthin", versions retravaillées bien entendues.

A ma surprise, je crois reconnaître la ligne de basse d'un synthé échappée de l'album ''Embrya". Effectivement il entamera ''Pushing to pull: Gravity" suivi de ''Help Somebody'' titre extrait du nouvel opus.


TV Live de "Pretty Wings" @ Ellen Show (Sept.09)

Fait intéressant, il chantera presque toujours - comme sur son disque - en voix pleine. Et nous aurions tant aimé qu'il caresse un peu plus son falsetto. Qu'importe : Sautillant, heureux comme un enfant, sexy as hell, talentueux au possible, élégant comme jamais - Maxwell a troqué son personnage "Afro Sexy Mother fucker next big thing'' pour un gracieux profil de classe "Sam Cookienne". Exit le ''Cocoa Butter" des débuts... Maxwell est enfin devenu le ''Grown Man" en belle chemise blanche.

A la toute fin chacun s'est dit la même chose : Je suis venu voir mon pote Maxwell, le mec que j'écoute depuis 96 et avec qui j'ai grandi moi aussi. C'était trop cool de le revoir enfin.

"I'll never do this to you again, I'll come back next year!!! Every year!! Paris I love you!"

Nous aussi, Max ... LOVEYOU !



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